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« Raconte moi ta pause verte » ACTE I – 27 mars 2013

i mar 29th 2 Comments by

Retour sur notre première pause verte du 27 mars : « quels critères pour choisir ses partenaires DD? »

Après la pression des préparatifs, le jour J est arrivé!

Nous avions le lieu idéal :

Le restaurant bio « la belle verte » rue d’Aubuisson, à qui j’ai du faire une petite opération séduction pour arriver à nous incruster le mercredi soir à partir de 19h (heure à laquelle ils ferment habituellement). Bières bio,  lait de coco, houmous, pâté végétal et des patrons supers sympas avec un service impeccable : Charles, Delphine et Harold (le 3ième qu’on a pas vu !).

Pas mal d’inscrits pour cette première :

Sur 18 inscrits, 16 sont venus à notre rencontre. Dans la bonne humeur et la sympathie ! Et les deux qui n’ont pu venir m’ont prévenu (la classe :-D) !

Le thème :

« sur quels critères choisir ses prestataires dans le Développement durable ? »

Les intervenants :

  • Philippe Jalabert de la cantine de Pame – traiteur 100% bio
  • 
Rémi et Julien du sol violette Monnaie locale et complémentaire toulousaine
  • 
Marianne Charles d’ID solidaire – Consultante en RSE

Ce qu’il c’est dit :

Je vais faire un résumé très succinct, car l’idée des pauses vertes c’est de se rencontrer, d’échanger…  Donc je ne ferai pas de compte rendu hyper fourni des nos échanges parce que j’ai envie de vous dire « mais venez donc, vous saurez ce qu’on se dit ».

Philippe de la cantine de Pame avec sa vivacité et son engagement nous a partagé sa méthode :

  • Producteurs locaux :  Philippe visite les exploitations et part à la rencontre de ses producteurs
  • La transparence : on n’hésite pas à questionner son fournisseur, s’il s’énerve, il y a des chances que ce ne soit pas fiable… (ou alors il vient de recevoir une facture,  mais ça on n’y est pour rien)
  • La cohérence :  Ex : pour Philippe, un traiteur qui fait du bio et du foie gras  n’est pas cohérent, dans le bio on ne peut pas faire de foie gras.
  • On ne rentre pas dans une boutique bio les yeux fermés : pareil que le traiteur, certaines proposent des magrets (et cautionnent le gavage qui est une maltraitance animale), de l’eau en bouteille, qui dit label « bio » ne dit pas forcement que c’est local (a été soulevé,  les boutiques qui s’approvisionnent en fruits et légumes depuis la Bretagne pour les vendre à Toulouse…)
  • Il n’y a pas que le label bio : il y a nature et progrès : http://www.natureetprogres.org/
  • Les agréments : nous avons abordé les agréments aussi, ecocert, agrocert….

Remi et julien du Sol violette :

  • 
Julien (qui  a quand même fait une thèse sur les monnaies complémentaires svp…), a commencé par nous expliquer ce qu’était la monnaie, la monnaie complémentaire puis le sol violette…
les échanges ont été assez vifs avec la salle.
  • Les questions ont fusées à peine la présentation finie «  A quoi ça sert ? Mais pourquoi une fonte de la monnaie ? Sur quels critères peut-on rentrer au Sol ? Comment cela se passe si on ne respecte pas ces critères ? …. ».
  • Et Rémi a pris le relais pour nous présenter les critères d’agrément du Sol violette, les billets. Nous avons pu voir que sur 25 critères,  il faut en remplir 9 pour être éligible. 
Je ne citerai que les grands thèmes :
  1. Le volet social
  2. Le volet local et citoyen
  3. La Politique de justesse du prix d’achat
  4. La Politique salariale cohérente
  5. La politique écologique
  6. La motivation à renter dans le projet Sol violette
  • 
La démarche de progression est importante, ce que permet le sol, on rentre avec 9 critères ou plus et on peut ainsi se situer et engager des améliorations. 
Plus d’infos sur les critères ici 
  • 
Il faut donc être vigilant quel que soit les prestataires, mais on sait déjà que les partenaires du Sol remplissent certains critères : sociaux, ou écolos, et parfois les deux !

Marianne Charles d’ ID solidaire à éclairé ce qui venait de se dire avec le volet RSE :

  • Dans une démarche de progrès et de sensibilisation elle nous a présenté la grille RSE qui balise à peu près tous les aspects sociaux et DD qu’une entreprise peut mettre en place.
  • On peut lier la notion de transparence qu’évoquait Philippe avec la grille qu’a présenté Marianne : c’est un outil qui nous permet de sonder nos partenaires pour voir ce qu’ils ont engagé comme démarches.
  • Le tout jeune iso 26000 n’est pas certifié, c’est un outil de progrès qui fait rentrer l’entreprise dans une démarche mais que ne vous garantie finalement rien, si ce n’est la démarche elle même (l’envie est le premier moteur du changement !).

Présentation du restaurant « la belle verte », ce qu’aurait aimé nous dire Charles

  • On a pris Charles au dépourvu et finalement il n’a pas pu nous dire ce qu’il aurait aimé nous raconter de son restaurant 100% bio, la belle verte. Leur engagement n’est pas que bio 100%,  il est aussi local. La solidarité, le lien avec les paysans… Soutenir les cultures biologiques, biodynamiques (Demeter) et locales, en particulier celles adhérant à la charte Nature & Progrés. La Belle Verte a choisi d’être un établissement bio certifié par un organisme officiel.
    La transparence et la traçabilité dont parlait Philippe sont de mises  à la Belle verte, on peut poser ses questions à Charles, Harold et Delphine qui seront heureux de vous parler de leurs fournisseurs et de vous présenter leurs certificats. S’inscrire dans une démarche slowfood, écologique, respectueuse du terroir et de l’environnement c’est ça la Belle Verte!. Plus d’infos ici !
  • On a abordé le nouveau cahier des charges pour la restauration bio (rédigé en collaboration avec Mc Donald’s et ses juristes!!!!!!!!!!!!!!).  Affaire à suivre… et des articles en PDF pour plus d’infos article 1 nature et progres , Article 2article 3
    On a aussi abordé les difficultés auxquelles sont confrontés les restaurateurs (figurez vous qu’un fromage local de producteur qui n’a pas le certificat européen peut être vendu à un particulier mais pas un restaurateur !!!)…

Petit bilan :

Je voulais que ce soit succinct mais c’était tellement riche que ma plume a filé !
 J’ai aimé la vivacité de cette première pause, les questions posées, les avis tranchés, les remarques pertinentes. Nous n’étions pas tous au même niveau d’engagements dans nos démarches et cet échange à généré des questionnements, des prises de position…
Pour résumer, un label ne suffit pas, une norme ne suffit pas, il faut être curieux et sonder son prestataire, sur tous les volets de son activité.
Comme dit Marianne : « Nos échanges qui montrent bien que le développement durable et les démarches qui y concourent, demandent, voir nécessite, pour tous, un changement de comportement. « 
16 participants sur cette première c’est encourageant !
Si avec une force vive on a pu se retrouver à 16 participants, qu’est-ce que ça va donner quand ces 16 en parleront à leur tour ???
La suite au prochain épisode !

Clin d’œil - La phrase qui m’a fait sourire :

« le scandale sur le cheval ??? Mais c’était peut-être ce qu’il y avait de meilleur le cheval dans ces lasagnes ! » dixit Philippe :-D

Les participants :

Céline Guébert : Oulupo

Arnaud lemoine : Lemoine conseil
Philippe Mas: modularche
Chantal Pisey notre bloggueuse culinaire toulousaine et rédactrice gastronomique à carré d’info
Laurence pujol : professeur de Qi gong
Thomas Gilbert de l’association elemen’terre
Violeta Calas et Diego design d’objets et vêtements recyclés d’Ecolor
Alexandre ubinana et Christelle Delair recycleurs de palettes  2PR Point palette recyclage
Philippe Jalabert et marie Pierre de la cantine de Pame – traiteur 100% bio
Rémi et Julien du sol violette – Monnaie locale et complémentaire toulousaine
Marianne Charles d’ID solidaire – Consultante en RSE
Gwendoline Legrand de la commission DD de la mélée numérique et d’efficycle
Et notre organisatrice : Enora Le Mignon de coquelicom graphiste et webdesigner à Toulouse

Comments

  1. Alex
    04/04/2013 at 5 h 23 min

    Merci Enora. Tu ne te contente pas de « dire » car en proposant ce rendez vous tu as fait ta part à la manière du petit colibri. A nous maintenant d’ y ajouter la notre. D’évidence ce fut un moment propice au réconfort de l’âme, j’ai vu de belles personnes qui a travers leur façon d’appréhender leur métier se soucient d’abord du bien être des gens. Tous ont une approche décalée et vraiment pointue dans leur domaine. En effleurant du regard le parcours de ces entrepreneurs verts le temps d’un échange on se rassure sur son propre parcours et ça fait du bien. Il y avait un vivier de compétences incroyables réuni pour l’occasion et je pense que l’on pourra en mesurer la puissance si de concert nous faisions l’effort de réfléchir à ce qui nous a guidé jusqu’à « la belle verte ». A suivre….

    Reply
    • Enora Le Mignon
      04/04/2013 at 18 h 20 min

      Voilà, j’adore ce genre ce commentaire « a nous d’y ajouter la notre », ces rendez-vous se mettent en place, doucement, et j’espère vivement que chacun, à sa manière saura s’emparer des pauses vertes pour faire briller le vert dans la ville rose ;-D
      Merci pour ce commentaire encourageant! ;-D

      Reply

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